Confinement. Les pharmacies, refuges des victimes de violences conjugales

Les victimes de violences conjugales vont pouvoir donner l’alerte dans les pharmacies. C’est ce qu’a indiqué le ministère de l’Intérieur, jeudi 26 mars 2020. Partout, le confinement expose davantage les femmes aux violences conjugales en les isolant.

 

Comment appeler à l’aide quand on est confinée dans un appartement ou une maison, avec un conjoint qui frappe ou menace de le faire ? En se rendant à la pharmacie. Le ministère de l’Intérieur est en train de mettre en place, avec l’Ordre des pharmaciens, un dispositif en ce sens. Durant la période de confinement, les pharmacies pourraient devenir le refuge des personnes victimes de violences conjugales pour donner l’alerte.

 

Une augmentation de 30 % des violences conjugales depuis le début du confinement

 

Concrètement, la personne (une femme le plus souvent) violentée par son conjoint et isolée à domicile pourra venir demander de l’aide à la pharmacie, qui sera alors chargée d’alerter les forces de l’ordre. Et si son conjoint est avec elle, elle pourra utiliser un code, par exemple Masque 19, pour alerter le professionnel de santé. Ce système est déjà en place en Espagne, un pays à la pointe dans la lutte contre les violences conjugales.